Articles

EDITO

La performance sociale, ressort de l’efficience des organisations

Le bien-être au travail – et son corollaire le mal-être, via l’un de ses agents le plus médiatisé, le stress – est un sujet qui mobilise l’opinion, les pouvoirs publics et bon nombre d’entreprises. Depuis le rapport Nasse-Légeron, point de départ en France de l’attention portée sur les risques psychosociaux (RPS), rapports et cadrages réglementaires se sont succédés, contribuant à faire du stress une cause nationale. Il semble que l’on aperçoive enfin en France le bout du tunnel du déni du stress au travail.

Mais beaucoup reste à faire. La transposition dans le droit français du droit européen en matière de prévention du stress au travail a poussé institutions et organisations à mieux cadrer les RPS. C’est une condition certes nécessaire mais pas suffisante. Comment évaluer les facteurs qui pèsent – ou ne pèsent pas – sur le bien-être des salariés sans tomber dans l’idéologie ou les contrevérités ? Comment agir au sein des organisations pour avancer à bon escient sur le sujet ? Intuitivement, on sent bien que des salariés bien dans leur poste sont plus performants et font au final des clients (ou des usagers) satisfaits et des actionnaires (ou une autorité de tutelle) apaisés. Mais comment objectiver les facteurs qui nuisent le plus à la performance des salariés, jusqu’à menacer leur santé ? Le stress est-il la seule menace, n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt de risques sociaux plus globaux ou plus diffus ? Faut-il se contenter d’une approche curative par les soins, quid du sens ?

L’Observatoire de la Vie Au Travail (OVAT), conçu et piloté par mars-lab, société de conseil en prévention des risques sociaux et en management de la performance sociale, tente de répondre à ces questions depuis 2008. Développé à partir de l’expertise de praticiens réputés et de chercheurs spécialisés dans le domaine des risques en sciences humaines, l’OVAT étudie le vécu des salariés au travail, pour rendre compte de la performance sociale des entreprises françaises et du secteur public.

Plus de 4 400 salariés français, de tous profils et de tous secteurs, ont participé à l’édition 2011 de l’OVAT. En donnant directement la parole aux salariés, l’OVAT entend ce qu’ils ont à dire sur leur vision du travail, sur la façon dont il est organisé, sur les rapports qu’ils entretiennent avec leurs collègues… en bref, l’OVAT se penche sur leur vécu au travail. L’OVAT permet ainsi de mieux comprendre les ressorts subjectifs de la performance sociale au travail et d’en affiner les indicateurs de mesure en recourrant à l’objectivation scientifique. A ce titre, l’OVAT contribue à l’effort national de recherche dans ce domaine.

Nous espérons que ces résultats aideront également les dirigeants, les DRH, les représentants du personnel et les managers à mieux agir sur les facteurs qui conduisent à la performance sociale.

 ARTICLES :

Numérique et QVT, état des lieux (OVAT 2017)

Les clés du mieux-être au travail : Transparence, Proximité et Enthousiasme

Observatoire de la vie au travail : adopter la « TPE attitude » (édition 2010)

Dissiper les paradoxes du vecu au travail avec l’Observatoire de la vie au travail (OVAT)

Tableau des idéees reçues en matiere de santé mentale et réalité des faits

Differences entre les entreprises de grande et de petite tailles – Baggio S. et Sutter P-E

9 salaries sur 10 impliques par leur travail – Une etude sur 3000 salaries francais – Baggio S. et Sutter P-E

Presentation du Barometre de mesure des stresseurs en entreprise (Stresseurs Organisationnels et Sociaux) – Baggio S. et Sutter P-E