Les clés du mieux-être au travail : Transparence, Proximité et Enthousiasme

Transparence, Proximité et Enthousiasme. Voilà en trois mots la synthèse d’un des enseignements majeurs tirés de l’édition 2010 de l’Observatoire de la vie au travail (OVAT). Ces trois mots ne sont pas tirés au hasard d’un chapeau. En effet, l’édition 2010 d’OVAT confirme une tendance déjà constatée en 2009 : c’est dans les TPE (Très Petites Entreprises), entreprises de 1 à 10 salariés, qu’il fait le mieux vivre son travail en France parce qu’il y règne transparence, proximité et enthousiasme. Dans le contexte actuel de recherche de plans d’actions efficaces en matière de prévention des risques (psycho)sociaux, la TPE propose un modèle de vie au travail aux qualités indéniables. S’en inspirer, c’est optimiser à coup (et à coût) sûr les conditions de travail des entreprises où la performance sociale est médiocre. Tout le monde a à y gagner : améliorer la performance sociale, c’est améliorer les performances individuelle, collective et organisationnelle. Et in fine, améliorer la performance sociale des organisations, c’est améliorer leur performance économique. D’où la nécessité d’urgence d’adopter la TPE attitude et de décliner Transparence, Proximité, Enthousiasme.

Voyons en quoi les TPE sont les championnes du bien-être au travail en France en analysant les résultats de l’édition 2010 de l’OVAT qui a touché cette année 6700 salariés (rappelons que l’OVAT diagnostique la performance sociale des entreprises françaises en auscultant annuellement la vie au travail des salariés français à l’aide d’indicateurs construits scientifiquement). Plus la taille de l’entreprise est petite, meilleur est le climat social, meilleure est la perception du management et de ses méthodes, meilleure est la communication, meilleure est l’ambiance au travail. C’est aussi dans les TPE que l’exposition aux stresseurs professionnels est la moins forte.

A l’inverse, les entreprises où il fait le moins bien vivre son travail sont les PME de 50 à 250 salariés et la fonction publique. On s’y plaint d’un manque de « transparence » tant des process que des relations interpersonnelles : lourdeur des méthodes de management, charge de travail mal dimensionnée, manque chronique de communication de la part des managers, communautarisme entre certaines catégories de personnel. On s’y plaint également d’un manque de « proximité » tant de la Direction que du résultat de son travail : éloignement des centres de décision avec les réalités du terrain, messages de la Direction pas assez clairs, incertitude quant à l’avenir, manque de visibilité sur les possibilités d’évolution, fort manque de reconnaissance. Enfin, il en ressort un manque d’« enthousiasme » flagrant car paradoxalement les salariés idéalisent fortement leur travail : la valeur travail en France est forte (elle est évoquée spontanément en positif pour 67% des termes utilisés pour se la représenter) et les salariés se disent très impliqués au travail (3 sur 4 d’entre eux). Mais les médiocres conditions de travail qu’ils rencontrent dans le réel créent une dissonance cognitive et affective qui contribuent à créer du non-sens au travail et justement à le vider de son sens. D’où un sentiment d’insatisfaction qui tend à devenir chronique, car les résultats pour ces catégories de salariés se sont dégradés par rapport à l’année dernière.

Transparence, Proximité et Enthousiasme. Voilà en trois mots la synthèse d’un des enseignements majeurs tirés de l’édition 2010 de l’Observatoire de la vie au travail (OVAT). Ces trois mots ne sont pas tirés au hasard d’un chapeau. En effet, l’édition 2010 d’OVAT confirme une tendance déjà constatée en 2009 : c’est dans les TPE (Très Petites Entreprises), entreprises de 1 à 10 salariés, qu’il fait le mieux vivre son travail en France parce qu’il y règne transparence, proximité et enthousiasme. Dans le contexte actuel de recherche de plans d’actions efficaces en matière de prévention des risques (psycho)sociaux, la TPE propose un modèle de vie au travail aux qualités indéniables. S’en inspirer, c’est optimiser à coup (et à coût) sûr les conditions de travail des entreprises où la performance sociale est médiocre. Tout le monde a à y gagner : améliorer la performance sociale, c’est améliorer les performances individuelle, collective et organisationnelle. Et in fine, améliorer la performance sociale des organisations, c’est améliorer leur performance économique. D’où la nécessité d’urgence d’adopter la TPE attitude et de décliner Transparence, Proximité, Enthousiasme.
Parce qu’elles sont les championnes de la performance sociale, les TPE représentent un modèle d’organisation du travail et de promotion du bien-être humain dont les entreprises les moins socialement performantes feraient bien de s’inspirer. Il ne s’agit pas de transformer des grandes entreprises en les fractionnant en une myriade de TPE (encore que ? l’armée romaine était constituée de « décuries », groupe de 10 soldats managés par un « décurion » ; encore aujourd’hui les corps d’élite de type commando des armées modernes sont organisés en entité de 10 soldats. Un exemple à méditer quant au dimensionnement optimal du nombre de salariés des équipes de premier niveau). Adopter la « TPE attitude » c’est essentiellement adopter l’état d’esprit qui règne dans les TPE, c’est concrètement faire oeuvre de Transparence, de Proximité et d’Enthousiasme.

  • La Transparence, c’est la faculté du management à communiquer avec clarté de manière à faire savoir sans équivoques ce que chacun doit faire (ses rôles et les moyens dont il dispose), pour quoi ou pour qui il va le faire (client interne ou externe) et surtout pourquoi il lui faudra le faire (finalité en phase avec les objectifs de l’organisation sans qu’il n’y ait de conflits éthiques avec les valeurs des salariés).
  • La Proximité, c’est la faculté du management à faire en sorte que les centres de décision soient les plus proches du terrain et des problèmes quotidiens des salariés. C’est aussi faire en sorte que la reconnaissance que peut attendre le salarié de son travail accompli soit la plus proche possible des résultats qu’il a obtenus, d’autant plus lorsqu’ils sont créateurs de valeur.
  • L’Enthousiasme, c’est cette alchimie des relations interpersonnelles qui fait qu’on est content, voire joyeux au travail, en bonne entente avec son dirigeant, son manager de proximité, ses collègues avec qui on apprécie de coopérer sur des projets communs sur lesquels on est prêt à donner de sa personne ; en bref, l’enthousiasme, c’est la manifestation collective du bien-être au travail. Cela ne se décrète pas cela se suscite, s’il y a transparence et proximité…

La TPE Attitude permet ainsi de (re)donner du sens au travail de 3 manières, en (re)donnant une direction, de la signification et une finalité au travail.

  • Direction au travail : c’est la direction que prend le « navire entreprise » dès lors qu’il dispose d’une stratégie et d’objectifs clairs, connus de chacun des salariés ;
  • Signification au travail : c’est éviter que le travail soit plus producteur de non-sens que de sens, par exemple en évitant la coexistence d’ordres et de contre-ordres ou les injonctions paradoxales (du type : « soyez autonomes mais surtout ne déviez pas du process »),
  • Finalité(s) au travail : la (les) finalité(s) au travail fait (font) écho à la finalité existentielle de chacun, dans le sens où la vie au travail donne du sens à la vie tout court. Attention toutefois à la tentation de ne faire du travail que la seule et unique finalité de la vie…

En conclusion, la bonne nouvelle c’est que même si tous les autres salariés n’ont pas la même perception de leur conditions de travail que leurs collègues de TPE (près de 2 salariés sur 3 s’en plaignent en France) ils sont tout de même au global 3 sur 4 à s’estimer impliqués par le travail et ils expriment malgré tout une image du travail à 67% positive. La valeur travail est donc globalement forte en France, malgré un vécu professionnel insatisfaisant. Il existe ainsi dans les entreprises un fort capital de création de valeur, certes encore en puissance, qui ne demande qu’à se déployer : en déclinant la TPE attitude, il y a fort à parier que s’amélioreront les conditions de travail, le bien-être des salariés et donc la performance sociale et économique des entreprises.